grincement

Leila Alaouf

vendredi 2 décembre 2011

À huit clots

3 commentaires :
Sauvegarde moi,
Je suis l'égarée.

Etale dans mon coeur,
La certitude pleine de brume.

Mais que suis-je,
ô,

Que suis-je?

Je navigue entres Tes dessins,
Je me cogne et me recogne,
Contre Tes rochers douloureux.

Je ne suis que ce que Tu m'as fait.

Je sens entre les saisons,
Une transition,
Un Prochain automne sera-t-il plus doux?
Je ne suis qu'une fine branche,
ô! Aide-moi.


Je crains par Ton vent de me briser,
Peints moi de touches blanchâtres,
Comme un baume,
Guéries mes battements de leurs mines,
Guéries mon mutisme de son doute.



Je n'ai pas supporté,
Et Tu m'y as obligé.

Je n'ai pas respiré,
Que Tu m'as doucement réveillé.

J'ai échoué,
Et Tu m'as révélé,
L'échec n'est que père de triomphe.

Comme je ne suis rien,
Comme je suis peu.

Entre sans ma permission,
Entre sans accord,
Tout en amour,
Et tout en douceur.

Ô! je ne suis que ce que Tu m'as fais,
Fais-moi renaître à chaque instant,
Il n'y a qu'avec la renaissance,
Que se maintient le salut.

Comme je ne suis rien,
Comme je suis peu.

Je voudrais humer,
Ce qui par Toi s'est imprégné.
Je voudrais toucher une sérénité divine,
La mort d'un doute,
Ou la naissance d'une pérénnité.

J'attends l'immunité,
Ce voile posé entre eux et moi,
Je l'attends.

Trop souvent l'ouïe est exposée,
À leurs promesses et à leurs croyances,
Souvent je le sais,
Et pourquoi alors je me fige?

J'aspire à vaincre ce monstre,
J'aspire à le repousser,
Mais il se laisse installer.

Quels étranges actes je me soumets,
Peut-être suis-je trop frêle?
Trop facile?

À portée de tous.

En esclave.
L'esclave de qui?
Peut-être d'eux?
Peut-être de moi?
Mais avant tout de Toi.

Que puis-je dire?
Que puis-je faire?

Je ne trouve meilleur auxiliaire,
Solution à la misère,
remède aux meurtres aiguisés,
Aux yeux secs de bontés,
Et Aussi de naïveté.

Je souhaite une nuit mourir,
Sincèrement,
Et me réveiller.
Et combien un réveil est refuge,
Lorsqu'il s'ensuit de vérité.

Ô, Toi qui a créé la beauté par la Tienne,
Embellies chaque jour d'un seul de Tes rayons,
Dans un vide trompeur,
J'attendrai.


Leila Alaouf

samedi 26 novembre 2011

Je crie ton nom

4 commentaires :
Ton nom entre Qasyoun et le souk,
Avec des nuages couleur jasmin,
Je l’écris.
Des mots au rythme de tes nuits,
Qui pleuvent, qui pleuvent de senteurs.
Je crie,
De vent saupoudré d’épices.
Je te dessine,
De mon doigt,
Je te désigne, terre des Omeyyades
Pour t’appartenir,
Dans le néant infini.




Une nuit, ô ville de mon cœur,
Tu es devenue,
Femme,
Un cœur S’allume en ton sein,
Une lumière,
Une flamme,
Pour pénétrer,
Ton âme, peut-être.
Si tu acceptes.
En douceur,
Sans alarme.

Un matin d’été,
Tu éclos comme une lune,
En te prenant tout près de mes yeux,
Juste les mains, qui nous enveloppent,
Qui m’attirent,
du néant ,
Elles me tirent,
Et dans tes yeux, ma douce,
Je me mire
Me vois seigneur
Et sire

Je ne sens rien ,
Ne me sens plus
Je me confonds
En toi
Dans nos soupirs marqués de sang,
Il n’y a plus
De sons
Rien
Nous avons perdu, sans doute,
Même
Nos noms, pas ton nom.

Notre histoire
S’éternisera
Car l’amour du paradis,
Vient
De l’au-delà
Elle y reviendra, pleine de tes mûres,
Et là-bas,
Tu seras, grandiose et splendide,
Comme promis
Juste pour moi
Mon aura

Djamil Hadj Mohamed et Leila Alaouf

jeudi 24 novembre 2011

Echange

4 commentaires :
Je me préoccupe,
De ce que mes yeux demain verront.

Je me préoccupe,
De mon coeur et sa réponse.

Ce que j'effleure du regard,
Mes sentiments en prennent possession.

Je rêve d'un endroit paisible,
Où la stabilité des mes jardins,
Jamais ne serait agitée.

Car quand l'audace d'un défi provoquant nous tend la main,
D'un demi-coup d'oeil appelle,
Je réponds dans mon intention la dernière.

Je savoure ce borgne appel ,
D'une conviction mensongère,
Je feins de me croire.

Chaque fois je rejoins ce puits profond,
sans en voir la lumière.

Ce puits est un mirage ,
Il n'y a pas de subsistance ni de remède au néant.
Il est néant lui-même.
La fraîcheur n'y est pas au fond.

Je me crois surhumaine,
Et je me trompe dans mon orgueil.

Je ne suis qu'une petite fille,
noyée dans un monde plus gros qu'une décision.

Je ne suis qu'un chiffon usé,
Qu'on essaye inlassablement de réparer.

Avec terreur,
Je découvre nuit après nuit,
Que je en suis que la plus humaine des petites filles.

Les mains contre mes yeux,
Je m'enterre.

Égoïstement,
Mes sentiments seront les seuls saisis.
Rien d'autre.
Personne d'autre.

Leila Alaouf

Vanité

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Je jouerai sur les mots pour vous broyer,
Une goutte glacée suivie d'une brûlante.

Je jouerai sur les mots pour vous souffler,
Petite âme inodore et lassée,
Les parfums sont pour vous une atteinte.

De mes plus beaux habits je me vêts,
Pour mettre en valeur votre laideur infinie.

Si vous pensez que d'une mer à l'autre vous échaperez,
Ayez garde à ce que votre nouveau refuge,
Un jour ne vous engloutisse.

Je ne crains pour vous la noirceur inconnue,
Je ne crains pour vous l'égarement.

J'ai rencontré hier un corbeau,
Qui d'une pertinence m'a fait entendre,
Votre demain sera de papier.

ô! Je crains pour vous mon orgueil,
Que ne reste trop en mon sein.

Que savez-vous de mon jeu de mots?
Imaginez-vous que d'un échange de syllabes,
Je puisse vous intimider?

Je mets ma robe des grands soirs,
Aujourd'hui, pour vous annoncer,
La douceur a une force.

Ne pensez pas le mutisme victoire,
Car c'est là que nait la merci.

Ne pensez pas l'éffeuillement redoublé,
Si de votre vie vous n'avez pu y goûter.

Car oui, mes bras sont encore assez forts,
Pour délicatement vous transpercer.

Je suis femme, à votre désespoir,
Je suis digne, à votre grande lâcheté.

Ne daignez pas vous agiter,
Telle une mouche enfermée.
Je vous ouvrirai la fenêtre, je vous ouvrirai la fenêtre,
Une fois ma gourmandise satisfaite.

Restez donc, restez donc,
Que je vous révèle de bonne intention,
Votre portrait à mes yeux lumineux.

J'ai peur pour vous, mon petit,
D'une grave fatalité.

Demain, vous-même reveillé,
Vous vous surprendrez en marge du ciel,
Car jamais mes étoiles vous n'avez pu toucher.

Et je sourie à votre sourire égaré.

je vous annonce aujourd'hui,
Je ne puis vous sauver,
Autant qu'un paon ne peut aider,
L'oiseau à l'aile et au bec déformés.


Leila Alaouf

vendredi 28 octobre 2011

inspirations martinoises

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Ah, sommeil dans le soir érant,
Comme le plus heureux des mendiants,
Tu ne touches personne par tes airs,
Seulement d'un sourire moqueur,
Tu éveils chaque ruine enfouis dans les coeurs,
Mais jamais personne ne t'a tendu son verre.

Car comme l'anarchie abîme,
La plus umble des âmes timidement s'exprime,
Tu sais que la bonté n'est pas grandement suffisante,
Pour sacrifier l'honneur d'un orgueil cultivé,
Bien souvent blotti dans les fausses pitiés,
jamais la misère un jour ne les hante.

Dame de Pique

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Certaines demandes sont voilées,
D'autres juste cachées.

Ma peau n'est plus blanche,
Et mes doigts n'ont plus l'audace d'être frêles.

J'ai en moi des douceurs que je ne connais,
J'ai en moi ce déni d'innocence.

Il est faux de ne regarder que l'opaque,
Et faux de ne se fier qu'au bois,
Dur et sec,
Sans caresser la sève qui coule,
généreuse.

Ces horizons sont emplis de haine.

Nous avons trop nagé dans l'océan,
Et nous sommes noyés dans le lac.
Celui de la beauté.

Se croyant Maître sensible,
Négligeant la délicatesse;
Oui, tout est brutal,
Tout n'est qu'amer.

La fragile est bafouée,
Dans les débris du cinglés.

Les songes sont sortis,
Avec nos cils, sont rabattus.
Nos coups sont offerts.

Je ne trouve plus Lamartine dans les yeux de ces brutes.
Je ne trouve plus Baudelaire dans le coeur de ces brutes.
je ne retrouve plus des étoiles,
Sur mon visage maussade.

Seulement la rancœur,
Se dissipe au cours des mots,
Qui sur un tissu de regrets,
Vole jusqu'à mes mains.




Leila Alaouf

samedi 22 octobre 2011

Le soleil se lèvera

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Le soleil se lèvera,
A l'aube des misères,
A l'aube des pertes,
L'aube du paysage détruit,


Quand le vent aura tout emporté avec lui,
Que le souffle de l'indifférence,
Aussi violent qu'un mot solitaire,
Aura tout rasé sur son passage,
Après que le souffle de la solitude,
Aura tout emporté dans nos quartiers,


Juste là où la douleur sera empreinte de nous,
De nos êtres,
De nos amants,
De nos frères,
Peut-être de nos mères.


Quand le prix sera suffisamment lourd.


Quand le destin aura estimé suffisants,
Nos larmes,
Nos plaintes,
Notre rapport charnel avec la soif,
Oui, charnel avec la soif,
La soif de tout,


Le soleil se lèvera.


Quand nous vieillirons jeunes,
Et quand nous ne connaîtrons la vieillesse,
Alors peut-être, le soleil se lèvera.
Quand le ciel aura assez souffert pour la terre,
Et qu'elle ne lui en sera pas reconnaissante.
Quand on aura assez rie,
A ce moment ils auront assez perdu la vie,


Alors, surement, le soleil se lèvera.


Quand l'image de nous se reflétera sur eux,
Quand on se verra dans un chêne,
Quand on se verra dans l'ardoise,
Dans le jasmin,
Ou dans la terre,


Mais aussi, quand tu te verras dans la crasse,
Quand tu te verras dans la guerre,
Dans la boue,
Quand ton reflet apparaîtra sur le front d'un millier d'orphelins,
Quand tu regarderas, et tu sauras que c'est toi.


Le soleil se couchera,
Mais nous le lèverons,
Par les ficelles de l'espoir,
Flottera entre les nuages par nos larmes,
Et étincellera par leurs visages
Et vos visages resteront ternis,
Par la lâcheté de vos âmes,
Non, pas celle de vos corps,
Ternis par celle de vos âmes,
Je ne vous oublie pas.


Ils arracheront le soleil d'un coffre noir,
Ils allongeront le soleil sur un lit de plumes, serein.
De ces plumes la, ils en feront des ailes pour le soleil,
Et le soleil se lèvera,
Délicatement,
amoureusement,
Il se lèvera avec sur ses ailes,
Tous les dos redressés,
Et toutes les défuntes âmes, plus brillantes que jamais,
Et leurs doux visages, défigurés mais si doux.


Ils recoudront le soleil,
Et nous leur tendrons l'aigue,
Ils attacheront au soleil,
Leurs sourires,
Mais aussi,
Le sacrifice d'une vie qu'ils n'ont pas choisi,
Le sacrifice, qu'ils ne comptaient pas donner,
Qu'ils ont offert bon-gré, malgré,
Mais ils l'ont fait.


Le soleil se lèvera parce qu'il en est ainsi,
Le soleil se lèvera car il ne peut se coucher sans apparaître,
Sans réapparaître,
Se lèvera pour se relever,
Se lèvera,
Ils sauront qu'ils se lèvera,
Ils sauront qu'il ne brûle pas.

Leila Alaouf

Effervescence

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Rouge comme on en voit peu,
Reflète tes couleurs inchangées,
Le bonheur intact malgré les années,
Les senteurs féroces entre tes veines,
Si délicieusement confectionnées,

Peuvent-ils vivre et ton rouge se brûle?
Peuvent-ils vivre et tes pétales pleurent?
Et tes quartiers se brisent,
Sourire sachant tes épines défiées?
Fantasmer tes moments inconscients,
Perdus entre le néant et le passé,
Tout cela a t-il vraiment existé?


T-ai-je vraiment adoré sans l'ombre d'un doute?
Comme un piège je me suis ennivrée,
Inconsciemment,
J'ai peint chacun de tes parfums et chacune de tes chaleurs,
J'ose parfois te rêver dans la joie,
Et je m'oblige à t'effacer,
Rose dans ma pensée
Damas dans mes soupirs.

Plus douleureux que la rupture,
Le retour après l'espoir.

Blanc et pure et séducteur,
Blanc et doux et sombre,
Près d'une mosquée ou d'un vieux bâtiment,
Offrant la mélodie de mon enfance,
Offrant à notre amour une légitimité,
J'ai fui mon destin pour pouvoir le rechoisir,

J'aime tout ce qui t'effleure,
Tout ce que tu imprègnes si facilement,
Quel orgeuil tu portes.
Une lointaine prière de l'aube,
Un silence parfumé,
Cachés entre les recoins de ma mosaique,
Tu déteins sur ma mélancolie.

Tes nuits me font me hair,
Ton extraordinarité me vulnérabilise,
Me descend, et me casse.
Jasmin ou du moins ce qui ressemble.

Leila Alaouf

mardi 26 juillet 2011

Ode à la Liberté

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Marche du désert au fin fond de l'océan,
Rose déchue d'épines, qu'on pensait inutiles,

Silence qu'on pensait d'or et de lumière,
Se révèle de sang et de chair,

Vie qu'on voyait si frêle mais douce,
Patience qu'on croyait héroïque,

Mélodie me basculant et me cassant,
Tu ravives en moi les douleurs refoulées

Au milieu de ce poème une tendresse imprévue,
Tu brises le rythme douloureux de mes doigts,

L'encre devient verte, rouge, soleil, lune,
Parfumée, blessante, douce, et si proche,

Tu m'entraines à la place du vent,
Tu t'imposes mais je refuse ton égarement,

Chance qu'on pensait fatale et cruelle,
Je redécouvre les règles du jeu,


Certaines jalousies sont saines,
La tienne est effrayante ou enivrante,

Tu veux t'imposer malgré les bêtes,
Tu émerges de l'eau.

Je hais tous ceux qui t'aiment par leurs lèvres,
Je hais tous ceux qui t'aiment en sommeil.

Un joueur de oud un jour a dit,
Que les moments de silence embellissaient les notes.

Est-ce le silence de l'oppression qui nous a fait briller ?
Est-ce la beauté du cri muet qui nous a réveillés?

Une corde peut tuer et l'autre faire vibrer,
Toutes les deux sont toujours fermement attachées

Peut-être la terre avait-elle eu besoin de cette sécheresse,
Pour remarquer l'absence du précieux transparent.

Je t'apprécie, je t'apprécie, je me tue à t'apprécier,
Ton appréciation me tue, et je me rends fou

On ne demande pas au jasmin de s'embellir,
Son orgueil ne saurait l'apprécier,
Il sait ce qu'il vaut, il sait sa magnificence,

On ne dit pas à l’éveil de souffler,
On l'accueille à bras ouverts, on l'enlace,

On ne contrôle pas la braise qui brûle, qui brûle,
Ni la braise ne nous contrôle, ô palpitation.

On pensait un volcan mort, il s'est avéré endormi,
Il pensait être trop vieux et failli croire en leurs mensonges,
Croyant sa propre mort et l'encrant dans son esprit,

Les terres du volcan sont fertiles, qu'il soit éveillé ou non,
Ses fleurs s'épanouissent lors de son sommeil,
Pour mieux être brûlé à son éveil.

J'aime à t'imaginer, à te rêver,
J'aime à t'effleurer à te prononcer,

J'aime à te contempler
J'aime à te pleurer,

Et ils t'aiment à tel point qu'ils t'ont oublié,
Oublier que tu es, oublier que nous sommes.

Ils désirent ta peau pour mieux t'approcher,
Ils désirent ton sang pour mieux te garder,
Ils désirent tes os pour se consolider,

Ils veulent ta mort pour mieux t'apprécier,
La fleur ne fane et s'épanouit.

Chaque mot me rapproche de toi, de ton étreinte,
Chaque mot me torture, et je commence à douter,

Je t'aime pour les mêmes raisons que je les hais,
Pour les mêmes raisons, je leur souhaite une lente descente,
Une lente, lente, lente, lente.

Je leur souhaite de t'apprécier vivante,
De même que tu les hais vivants, hais hypocrites.

Je hais tous ceux qui t'aiment en silence.


Leila Alaouf

Offrande

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Nous avions peur d'en arriver,
Nous nous sommes donc abstenus,


Abstenus de compter les pierres,
Abstenus de compter les larmes,


Et l'étreinte a préféré se faire cassante,
L'imagination se développe avec la soif,
La soif se déguste,


Plus les sentiments se retournent,
Et plus la paresse se confirme,


Je ne les pleure plus,
Je pleure ma paresse,
En oubliant de les pleurer,

Fracassante envie de se noyer,
Dans les couleurs de la droiture,


Le noir et le blanc sont si violents..
Ils entourent et nous entourent,


J'aimerai que l'aveugle m'explique,
Comment conçoit-il le noir et le blanc?


Et j'aimerai par le son que j'entend,
Que tu m'explique Hama, leur absence,


Dentelle si précieusement travaillée,
Par des mains meutries tu t'embellies,


Des corps ensanglentés par ton amour,
Dont les âmes si doucement habitent tes quartiers,


Par des sourires défunts te remercient,
D'accepter les larmes offertes,


Emballées d'un tissus de lumière,
Tenues par des mains squeletiques,


Il te prient de rester.


Acceptes avec générosité,
Comme un homme ne peut refuser l'eau,
Comme un poumon ne peu refuser l'air,


L'air entre sans prévenir,
Tu ne peux les refuser,


Acceptes les et acceptes ta beauté,
Car tu ne peux t'en défaire.



Leila Alaouf

Boîte

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Vicieux accord et désaccord,
Touches de ta pointe l'abîme,
Et de tes légères plumes le gouffre,


Tourbillonnant dans un élan de noirceur,
La question n'est plus pourquoi,
Mais comment répondre à pourquoi,


Chaque minute devient funéraire,
Et chaque instant mélodieux devient un enfer,


Peut-être mes mots n'ont de sens,
Qu'à l'instant où je les écris,


Mais telle une confession m’apaise,
La culpabilité ne nécessite pas l'erreur,
Ni l'erreur une cause.


Pourquoi cette chose existe t-elle?
Pourquoi ce coffre sanglant nous est imposé?
Et pourquoi par sa petitesse,
Est plus douloureux q'un corps de veines et de sang?


A chaque espoir une illusion,
Peut-être l'utopie,


Ne vit-on que de cela,
Afin de mieux s'écorcher devant la vérité,


Ne vit-on que de poison,
L'imposteur Oubli comme la lumière s'en va,
Et fait place au véridique amer...
Qui lentement dure.


La modestie est notre défaut,
Se cacher pour ne pas se faire trouver,
Pour ne pas se trouver,


Se cacher pour ne pas se révéler,
L’orgueil est pénible en pratique.


La modestie est l’égoïsme,
L’égoïsme de ne pas partager,
De ne souffrir de jalousie,


Se reconnait-on dans la pluie maussade,
Ou dans le soleil apparent,
Ou dans le soleil trompeur,


La pluie,
Ou les gouttes qui une fois touchent le sol,
S'écrasent dans la dure réalité,


La goutte s'écrase,
Et la terre revit,


Étrange pacte ou compromis,
Qui tue l'un et fait renaître l'autre.


Nous ne sommes pas maître de notre oubli,
Ni hélas maître de nos souvenirs,


Nous attendons la pitié du futur
Et probablement celle du passé.


Leila Alaouf

dimanche 6 février 2011

3h09

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Il y a des jours où la fougue,
Oublie souvent son essence,

Il y a des jours où l'essence ne veut plus d'elle,
Ces jours là sont brutaux,

Quand la vérité s'approprie la parole,
La parole s'emballe et se distrait,

Quand le vent change de sens,
Les feuilles ne le voient pas une fois au sol,

Les voix se choquent et s'entre choquent,
La vitre ne se brise qu'une fois le tympan brisé,

Petit à petit, sans s'en appercevoir,
La douleur est troquée,

La faveur se fait moqueuse et parfois se rit,
De vous et de moi,

Le soleil se fait parfois trop lumineux,
A nous en faire oublier le nuage,

Je divague et je me hais,
Quand le refrain me rend inutile,

Une danse au rythme trompeur,
Le cavalier s'empare de la marche et prend le contrôle,

Le bien s'empare de nous,
Et nous en fait oublier l'important mauvais,

Entre les lignes, les blancs,
Mais parfois aussi les encres,

Entre les lignes les faux mensonges,
Et les fausses vérités,

Entre le vous et le moi l'orgueil,
Et entre l'orgeuil et moi l'amour,

Divain plaisir malicieux qui me rend si detestable,
Il vous rend si dur,

Il se peut que le clavier se trompe de note,
Il se peut que l'erreur soit radieuse,

Ils se peut que la mélancolie se fige,
Pour nous noyer dans l'image,
Peut-être la mélancolie est-elle fausse?

Je tourne en rond et évite l'explicite,
L'explicite est vil, l'explicite est brut.

Descente et remonté,
Descente et descente,
Statue non désirée,

Je fuis ma plume et la cherche,
Et pourtant le ciel ne fuit pas ses nuages,
Ni le soleil ses rayons,

A se couper le souffle on revit,
A se brûler on se refroidit,

Le temps est farceur,
Qu'a t-il a gagné dans le mensonge?

Les cernes sont profondes mais désirées,
Tout comme la perfection ne l'est pas.

A se regarder on s'oublie.