Leila Alaouf

dimanche 6 février 2011

3h09

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Il y a des jours où la fougue,
Oublie souvent son essence,

Il y a des jours où l'essence ne veut plus d'elle,
Ces jours là sont brutaux,

Quand la vérité s'approprie la parole,
La parole s'emballe et se distrait,

Quand le vent change de sens,
Les feuilles ne le voient pas une fois au sol,

Les voix se choquent et s'entre choquent,
La vitre ne se brise qu'une fois le tympan brisé,

Petit à petit, sans s'en appercevoir,
La douleur est troquée,

La faveur se fait moqueuse et parfois se rit,
De vous et de moi,

Le soleil se fait parfois trop lumineux,
A nous en faire oublier le nuage,

Je divague et je me hais,
Quand le refrain me rend inutile,

Une danse au rythme trompeur,
Le cavalier s'empare de la marche et prend le contrôle,

Le bien s'empare de nous,
Et nous en fait oublier l'important mauvais,

Entre les lignes, les blancs,
Mais parfois aussi les encres,

Entre les lignes les faux mensonges,
Et les fausses vérités,

Entre le vous et le moi l'orgueil,
Et entre l'orgeuil et moi l'amour,

Divain plaisir malicieux qui me rend si detestable,
Il vous rend si dur,

Il se peut que le clavier se trompe de note,
Il se peut que l'erreur soit radieuse,

Ils se peut que la mélancolie se fige,
Pour nous noyer dans l'image,
Peut-être la mélancolie est-elle fausse?

Je tourne en rond et évite l'explicite,
L'explicite est vil, l'explicite est brut.

Descente et remonté,
Descente et descente,
Statue non désirée,

Je fuis ma plume et la cherche,
Et pourtant le ciel ne fuit pas ses nuages,
Ni le soleil ses rayons,

A se couper le souffle on revit,
A se brûler on se refroidit,

Le temps est farceur,
Qu'a t-il a gagné dans le mensonge?

Les cernes sont profondes mais désirées,
Tout comme la perfection ne l'est pas.

A se regarder on s'oublie.

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