Leila Alaouf

mardi 26 juillet 2011

Boîte

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Vicieux accord et désaccord,
Touches de ta pointe l'abîme,
Et de tes légères plumes le gouffre,


Tourbillonnant dans un élan de noirceur,
La question n'est plus pourquoi,
Mais comment répondre à pourquoi,


Chaque minute devient funéraire,
Et chaque instant mélodieux devient un enfer,


Peut-être mes mots n'ont de sens,
Qu'à l'instant où je les écris,


Mais telle une confession m’apaise,
La culpabilité ne nécessite pas l'erreur,
Ni l'erreur une cause.


Pourquoi cette chose existe t-elle?
Pourquoi ce coffre sanglant nous est imposé?
Et pourquoi par sa petitesse,
Est plus douloureux q'un corps de veines et de sang?


A chaque espoir une illusion,
Peut-être l'utopie,


Ne vit-on que de cela,
Afin de mieux s'écorcher devant la vérité,


Ne vit-on que de poison,
L'imposteur Oubli comme la lumière s'en va,
Et fait place au véridique amer...
Qui lentement dure.


La modestie est notre défaut,
Se cacher pour ne pas se faire trouver,
Pour ne pas se trouver,


Se cacher pour ne pas se révéler,
L’orgueil est pénible en pratique.


La modestie est l’égoïsme,
L’égoïsme de ne pas partager,
De ne souffrir de jalousie,


Se reconnait-on dans la pluie maussade,
Ou dans le soleil apparent,
Ou dans le soleil trompeur,


La pluie,
Ou les gouttes qui une fois touchent le sol,
S'écrasent dans la dure réalité,


La goutte s'écrase,
Et la terre revit,


Étrange pacte ou compromis,
Qui tue l'un et fait renaître l'autre.


Nous ne sommes pas maître de notre oubli,
Ni hélas maître de nos souvenirs,


Nous attendons la pitié du futur
Et probablement celle du passé.


Leila Alaouf

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