Leila Alaouf

mardi 26 juillet 2011

Offrande

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Nous avions peur d'en arriver,
Nous nous sommes donc abstenus,


Abstenus de compter les pierres,
Abstenus de compter les larmes,


Et l'étreinte a préféré se faire cassante,
L'imagination se développe avec la soif,
La soif se déguste,


Plus les sentiments se retournent,
Et plus la paresse se confirme,


Je ne les pleure plus,
Je pleure ma paresse,
En oubliant de les pleurer,

Fracassante envie de se noyer,
Dans les couleurs de la droiture,


Le noir et le blanc sont si violents..
Ils entourent et nous entourent,


J'aimerai que l'aveugle m'explique,
Comment conçoit-il le noir et le blanc?


Et j'aimerai par le son que j'entend,
Que tu m'explique Hama, leur absence,


Dentelle si précieusement travaillée,
Par des mains meutries tu t'embellies,


Des corps ensanglentés par ton amour,
Dont les âmes si doucement habitent tes quartiers,


Par des sourires défunts te remercient,
D'accepter les larmes offertes,


Emballées d'un tissus de lumière,
Tenues par des mains squeletiques,


Il te prient de rester.


Acceptes avec générosité,
Comme un homme ne peut refuser l'eau,
Comme un poumon ne peu refuser l'air,


L'air entre sans prévenir,
Tu ne peux les refuser,


Acceptes les et acceptes ta beauté,
Car tu ne peux t'en défaire.



Leila Alaouf

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