Leila Alaouf

vendredi 28 octobre 2011

Dame de Pique

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Certaines demandes sont voilées,
D'autres juste cachées.

Ma peau n'est plus blanche,
Et mes doigts n'ont plus l'audace d'être frêles.

J'ai en moi des douceurs que je ne connais,
J'ai en moi ce déni d'innocence.

Il est faux de ne regarder que l'opaque,
Et faux de ne se fier qu'au bois,
Dur et sec,
Sans caresser la sève qui coule,
généreuse.

Ces horizons sont emplis de haine.

Nous avons trop nagé dans l'océan,
Et nous sommes noyés dans le lac.
Celui de la beauté.

Se croyant Maître sensible,
Négligeant la délicatesse;
Oui, tout est brutal,
Tout n'est qu'amer.

La fragile est bafouée,
Dans les débris du cinglés.

Les songes sont sortis,
Avec nos cils, sont rabattus.
Nos coups sont offerts.

Je ne trouve plus Lamartine dans les yeux de ces brutes.
Je ne trouve plus Baudelaire dans le coeur de ces brutes.
je ne retrouve plus des étoiles,
Sur mon visage maussade.

Seulement la rancœur,
Se dissipe au cours des mots,
Qui sur un tissu de regrets,
Vole jusqu'à mes mains.




Leila Alaouf

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