Leila Alaouf

samedi 22 octobre 2011

Effervescence

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Rouge comme on en voit peu,
Reflète tes couleurs inchangées,
Le bonheur intact malgré les années,
Les senteurs féroces entre tes veines,
Si délicieusement confectionnées,

Peuvent-ils vivre et ton rouge se brûle?
Peuvent-ils vivre et tes pétales pleurent?
Et tes quartiers se brisent,
Sourire sachant tes épines défiées?
Fantasmer tes moments inconscients,
Perdus entre le néant et le passé,
Tout cela a t-il vraiment existé?


T-ai-je vraiment adoré sans l'ombre d'un doute?
Comme un piège je me suis ennivrée,
Inconsciemment,
J'ai peint chacun de tes parfums et chacune de tes chaleurs,
J'ose parfois te rêver dans la joie,
Et je m'oblige à t'effacer,
Rose dans ma pensée
Damas dans mes soupirs.

Plus douleureux que la rupture,
Le retour après l'espoir.

Blanc et pure et séducteur,
Blanc et doux et sombre,
Près d'une mosquée ou d'un vieux bâtiment,
Offrant la mélodie de mon enfance,
Offrant à notre amour une légitimité,
J'ai fui mon destin pour pouvoir le rechoisir,

J'aime tout ce qui t'effleure,
Tout ce que tu imprègnes si facilement,
Quel orgeuil tu portes.
Une lointaine prière de l'aube,
Un silence parfumé,
Cachés entre les recoins de ma mosaique,
Tu déteins sur ma mélancolie.

Tes nuits me font me hair,
Ton extraordinarité me vulnérabilise,
Me descend, et me casse.
Jasmin ou du moins ce qui ressemble.

Leila Alaouf

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