Leila Alaouf

samedi 26 novembre 2011

Je crie ton nom

4 commentaires :
Ton nom entre Qasyoun et le souk,
Avec des nuages couleur jasmin,
Je l’écris.
Des mots au rythme de tes nuits,
Qui pleuvent, qui pleuvent de senteurs.
Je crie,
De vent saupoudré d’épices.
Je te dessine,
De mon doigt,
Je te désigne, terre des Omeyyades
Pour t’appartenir,
Dans le néant infini.




Une nuit, ô ville de mon cœur,
Tu es devenue,
Femme,
Un cœur S’allume en ton sein,
Une lumière,
Une flamme,
Pour pénétrer,
Ton âme, peut-être.
Si tu acceptes.
En douceur,
Sans alarme.

Un matin d’été,
Tu éclos comme une lune,
En te prenant tout près de mes yeux,
Juste les mains, qui nous enveloppent,
Qui m’attirent,
du néant ,
Elles me tirent,
Et dans tes yeux, ma douce,
Je me mire
Me vois seigneur
Et sire

Je ne sens rien ,
Ne me sens plus
Je me confonds
En toi
Dans nos soupirs marqués de sang,
Il n’y a plus
De sons
Rien
Nous avons perdu, sans doute,
Même
Nos noms, pas ton nom.

Notre histoire
S’éternisera
Car l’amour du paradis,
Vient
De l’au-delà
Elle y reviendra, pleine de tes mûres,
Et là-bas,
Tu seras, grandiose et splendide,
Comme promis
Juste pour moi
Mon aura

Djamil Hadj Mohamed et Leila Alaouf

4 commentaires :