Leila Alaouf

samedi 14 janvier 2012

Papier Froissé

Aucun commentaire :
« Et le soleil a disparu
Mon fils ramène le nous,
Et le soleil a disparu
Mon fils ramène le nous »


Et je voudrais m'enfouir dans tes bras,
M'enfouir dans le feu,
Où que ce soit en toi,
Dans tes blessures,
Dans tes joies,

Ces paupières fermées raisonnent en moi,
Ces chants émus,
Ces tendres promesses,
Tout en toi est bon,
Tout en toi est beau.

Tout ne vient qu'affirmer l'inimaginable,
Les craintes inhumaines prennent formes,
Des formes réelles,
Plus réelles que l'homme.
Les dents aiguës sont bien vraies,
Aussi vraies que tranchantes,
Aussi vraies que dangereuses.

Je ne pensais pas trouvais ce drap,
Ce drap ombrageux,
Qui ne cache rien,
Pas même une olive,
Pas même une branche.

Je ne pensais pas qu'il puisse exister,
Autre-part que dans mes craintes.

Je vois ma chair déchirée,
Je vois mon propre poumon étouffé,
Je le sens, je le ressens,
Je ne retiendrai plus la mer de s'écouler,
Je ne retiendrai plus le chemin de se tracer.

Je ne comprend plus les utopies humaines,
je ne comprend plus la folie des autres.

Une église puis une larme ,
Une mosquée puis une larme,
La douleur ne semble pas différencier ses proies.

Dieu ne nous as-tu pas créé de compassion ?
Je ne sais plus ce que je vois,
Un cri, des larmes,
Je ne vois pas de sang,
Simplement ses fruits.
Il semble que l'homme ait besoin de se nourrir,
Chacun choisit de vivre ou de subsister.

Petite âme dévastée
Viens te reconstruire,
Viens te ressourcer,
Dans une coupe d'élixir,
Approche et bois de notre verre,
L'amant est en paix, sois tranquille.

Jasmin, branches d'olivier, fleur d'oranger,
Allez, allez,
Caressez leurs joues, effleurer leurs lèvres,
Rependez vos senteurs sur les corps méconnaissables ,
Embellis par l'engagement et l'amour,
Égayés de sourires sincères.

Découvrons la réalité de nos chants traditionnels,
Notre destin était prémédité par le passé,
Venez, ô chants d’antan, venez nous rattraper:

«Le soleil a disparu, mon fils ramène le nous,
Et je désire retourner dans mon pays,
Mon cœur dans sa passion pour lui s'est déchiré,
Emmène-moi voir mes bien-aimés,
Quel malheur, quel malheur »





Leila Alaouf







 

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire