Leila Alaouf

lundi 27 février 2012

Mâle

1 commentaire :
Il n'y a plus d'Hommes,


Homme, utopie de son siècle,
Caché derrière de vastes broderies.

Ce que l'Homme a dit,
L'Homme a menti .
Ce qu'il a fait,
Illusoirement,
L'homme l'a cru.

Et tous les maux essentiels,
Il les détruits,
Pour ne garder,
En ses jours absurdes,
Qu'un déploiement mensonger.

En tête à tête avec son ombre,
Un silence se tait,
N'est plus écouté.
L'effroi dévie le silence,
Pour oublier cette opportunité.

Ce que Mâle a fait,
Le Mâle l'a subit,
Devenant par lui même,
Personnification de grossièreté.
Il coud et découd de ses doigts,
Puis pleure l'échec.

Ce qu'il m'a laissé affamée.
Parlons-en,
Parlons d'un voile étincelant,
Posé sur les couleurs de la lâcheté,
Parlons de ce qui n'a pas été fait,
Sous l'aile de ce qui paraissait  .

De railleries herculéennes
Aux railleries sanglantes,
Parlons de toutes ses haines cachées.
Derrières les vestiges d'une humanité prostituée.

Et qu'espérez-vous des fraîches roses ?
Espoir de humer les délices qu'Homme a fané,
Voilà l'échange,
Une cicatrice pour un baiser,
Une déchirure pour un soufflet,
Une indignité pour une fierté.

Il rêve des lèvres charnues,
Il ose rêver,
Il retire corps et âmes et prétends revivre.
Ô mon cœur,
Je ne suis pas esclave du tyran,
je ne suis pas ces autres fleurs sans odeurs.

L'Homme voué à dévorer,
Sa propre chair et s’enterrer.


Leila Alaouf

1 commentaire :

  1. Texte puissant et poignant traduisant une douleur interne sans conteste et un dégoût pour l’espérance en l’Homme…
    Merci pour ce partage et ses textes poétiques…

    Bonne continuation
    selam

    RépondreSupprimer