Leila Alaouf

vendredi 6 juillet 2012

rides enfantines

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Je suis ce petit enfant,
Qui a vieilli avec le temps.
Sous les décombres,
Je ne ressemble plus à grand chose.
Je suis ce qu'on appelait un enfant,
Fragile et innocent,
Aujourd'hui, résidus de chair et de sang.

Je ne suis ni politicien,
Ni même opposant,
Je ne crois plus vraiment aux grands,
Qui, abusant de ma confiance,
m'ont mis face au vent.

Ces pleurs sont-elles celles de ma mère?
Ou celle d'Humanité?
Humanité, s'il te plait,
Retrouve ton chemin et vient me chercher.
Humanité si tu existes,
Cesse de te cacher,
Humanité, si tu te joues de moi,
Sache que j'ai mal,
Sache que je souffre,
Et que je ne plaisante pas.

Je suis, comme un vieillard,
Rongé par la vermine et par les rats,
J'ai rejoins les ténèbres de la terre,
Qui n'épargnera que mon âme,
Qui dévorera mes os.
Sous cette terre qu'on vous a confié,
Que vous avez violé,
Mon coeur s'est arrêté de battre,
Mon coeur vous hait.


A Chahed, à Hamza, Hajar et à tout ces petits oiseaux qui resteront éternellement beaux et innocents. Vous resterez dans nos coeurs.


Leila Alaouf

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