Leila Alaouf

vendredi 28 décembre 2012

Petite foule

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Comme on se retrouve,
Mots abandonnés.
Trop longtemps errants entre les noirceurs de mon esprit,
Je vous inflige aujourd'hui l'existance.

Jetés,
Vous êtes à présent réels.

Il est vrai que j'éxerce sur vous maintes tortures,
Il est vrai que parfois, sur vous je met un voile.

Pardonnez moi pour si peu d'égards,
Mais il est plus facile de vous gardez,
Que de vous cracher,
N'est-ce pas là une part de trahison?

Je me vide de mon âme à vous garder,
Je me vide d'âme à vous cultiver,
Intérieurement.
Ces mots cachés s'avèrent être,
Nuisance et sombreur,
Insectes rongeurs,
Toute cette foule est insupportable.


Des lettres sur page blanche me fuient.
Sûrement le temps me fera perdre l'éclat,
Mais jamais de ces mots,
Il ne retirera la vie.

Demain,
Qu'aurai-je à perdre ou à gagner?
Que deviendra ma peau ridée,
Mon corps déformé,
Mes yeux ternes?
Rien.


seules ces petites foules capricieuses resteront,
Jeunes et inchangées.

Je vous donne alors vie sans contre partie,
Sortez de mes entrailles et soyez là,
Allégez-moi et assouvissez le besoin du papier.




Leila Al-Aouf

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