grincement

Leila Alaouf

mardi 15 janvier 2013

Brefs adieux

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A toi, étudiant, dont le corps refroidi,
A vu passer l'astre de la mort,
Au sein d'une demeure sacrée.

A toi qui portait l'espoir d'un jour,
Qui prenait ce que la vie t'offrait,
Pensais-tu à jamais t'endormir,
Entre ces livres et sous ces toits?

Puissent nos livres d'Histoire,
Se souvenir des lignes écrites de ton sang.
Les murs ont crié si fort,
Les marches ont pleuré ton sort,
Les tables ont tremblé,
Infiniment,
Pour toi.

Vous, qui cherchez la gloire derrière le papier,
Sachez que la gloire, aujourd'hui,
Vous a été retirée.

Elle enveloppe les corps inertes,
Des étudiants à Alep.





Leila Alaouf



lundi 14 janvier 2013

Une nuit

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Il y a dans la nuit,
Une certaine vérité,
Qui s'étent d'apparence,
Se colore de questions lassées,
De douleurs à chaud,
De brûlures glacées,
D'espoir vendu au rabais.

Cette nuit qui rappelle,
La fragilité des paroles,
L'absurdité des luttes,
L'hypocrisie des combats,
La haine des réalités,
Le refus de voir l'abstrait.

Souvent,
Je ne crois pas en ce que tu dis,
Je n'ai foi en ce que je défends,
Je jubile de bonheur à l'idée,
De croire à la véracité des valeurs,
se résumant à;
De l'encre sur papier,
Des mots lancés dans l'espace,
Une gestuelle faussement engagée.

J'aime à travers ces pleurs,
Vomir ces lieux insalubres,
Présents dans mon coeur.
J'aime à travers les larmes,
Vomir des mots interdits,
Pliés au fond de mon âme.
Jaime à travers mes yeux,
Passer aux aveux orgueilleux,
Bâtir des pensées infondées,
sur des bonheurs intouchés.


Leila Alaouf