Leila Alaouf

mardi 15 janvier 2013

Brefs adieux

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A toi, étudiant, dont le corps refroidi,
A vu passer l'astre de la mort,
Au sein d'une demeure sacrée.

A toi qui portait l'espoir d'un jour,
Qui prenait ce que la vie t'offrait,
Pensais-tu à jamais t'endormir,
Entre ces livres et sous ces toits?

Puissent nos livres d'Histoire,
Se souvenir des lignes écrites de ton sang.
Les murs ont crié si fort,
Les marches ont pleuré ton sort,
Les tables ont tremblé,
Infiniment,
Pour toi.

Vous, qui cherchez la gloire derrière le papier,
Sachez que la gloire, aujourd'hui,
Vous a été retirée.

Elle enveloppe les corps inertes,
Des étudiants à Alep.





Leila Alaouf



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