grincement

Leila Alaouf

dimanche 28 avril 2013

Damnée (II)

2 commentaires :
Chez moi se trouve un torent d'aimants,
Chaque choc m'épuise un peu plus.
Une sensation d'éternelle mélancolie,
Une sensation d'éternelle perdue.


Je prierai nuit et jour,
Pour ne plus être moi.
Si seulement,
Je n'étais pas moi,
Mais une autre poussière,
Transparente,
Perdue entre ces milliers d'autres,
Si seulement je ne suis pas,
Une poussière perdue seule.

Excessifs sont mes sentiments.
Du tout au tout,
De l'admiration à la haine,
Je passe du désarroi,
Au pourquoi,
De la pitié à l'indifférence.
Si indécise je suis.

Une comète atteint chaque jour,
Des noirceurs en mon coeur,
Etranges boules à ébullition.

Chaque jour,
Le courant d'air d'un souvenir,
Sur mon corps se pose,
Et m'explique la détresse,
Et mes regards d'étrangères,
Demandent au monde,
Une réponse,
A ce que je ne veux entendre


Un rappel,
De ce que je ne veux revoir.




vendredi 5 avril 2013

Damnée (I)

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J'aurai aimé être une poussière,
N'importe quoi,
D'autre.


Une orbite détachée de l'humanité,
Détachée de toute influence humaine.
C'est ce choix tant désiré qui nous fuit,
J'ai le choix de tout,
La maîtrise de tout,
Sauf de ce qui ne m'appartiendra jamais.


Les coeurs ne sont pas à moi,
Je ne peux que contrer,
La haine,
L'amour et la folie,
Et ce qui ne se trouve en moi.

Que suis-je?
Un coeur,
Ou un corps?
Une simple envie charnelle?
Ou une simple attirance spirituelle?

Si peu de chose.
Si lâche face à la faiblesse,
Des autres.


Les âmes lésées,
Dansent devant moi,
Perdues dans leur folie,
Me tirent vers ce que je n'envie pas.
Je joue au jeu qui brûle,
Au jeu qui marque,
Et recommence,
Toujours, avec regret.


Et les âmes marquées,
Dansent devant mon coeur.

Il n'y a pas de remède à une âme lassée.
Il n'y a pas de remède à la désillusion.
Il y a seulement la négation,
Qui persiste jusqu'à la concrétisation,
de l'éruption tant redoutée.
Qui transforme l'homme et la nature,
En pierre damnée.


Leila Alaouf

Echos

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Il n'y a que la nuit qui puisse être aussi cruelle,
Est-ce le noir ou le silence?
Peut-être tout deux sont un piège.
L'un ne nous laisse entrevoir que ce qu'il désir,
Tout est sombre et tout est pire.
l'autre ne nous laisse entendre que l'échos de nos peurs.
Ainsi je revois mon grand père,
Et j'entend la voix de ma tante,
"Il perd la mémoire"

mercredi 3 avril 2013

Roche

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Je ne sais pas,
C'est cela,
Je ne sais pas.

Etre banale,
Empli de pensées,
Banales.

Je ne sais pas.
C'est à ce moment que l'âme,
Me questionne.
Je ne sais pas, et,
Pourtant,
La vie se répète devant moi,
Les questions sont les mêmes,
Ma faiblesse est un cercle,
Vicieux,
Ou Tendancieux.

Ces visages reviennent à moi,
Et portent au fond de leurs pupilles,
Les mêmes regards,
Les mêmes épreuves,
Ces yeux me disent,
"Tout cela se répète."

Je ne choisis pas de planter,
Dans ces coeurs,
Un début de printemps,
Je ne choisis pas.
Je ne comprendrai jamais,
L'alchimie des sentiments.


Je refuse ou j'accepte,
Telle est ma destinée.
Je refuse ou j'accepte,
D'arroser les coeurs,
Ou de les assécher.


Leila Alaouf

mardi 2 avril 2013

L'arme d'oiseau

1 commentaire :
Hier,
J'ai parlé à un oiseau.
Lui qui autrefois m'emmenait aux champs,


Aujourd'hui,
Tient les armes,
Et marche au vent.

Hier j'ai parlé à un oiseau,
Déserteur de l'armée,
Ayant choisi le risque,
Plutôt que tuer.

Hier,
J'ai parlé à un oiseau,
Comme s'il était mien,
Lui qui vivait inconscient,
Se bat le jour,
Pour gagner un instant.

J'ai parlé à un oiseau,
Aujourd'hui vieux et ivre,
Plus que jamais,
De vie,
De liberté.

Aujourd'hui j'ai parlé à cet oiseau,
ce nouveau souffle,
Que je n'aime pas moins.



Leila Alaouf