Leila Alaouf

vendredi 5 avril 2013

Damnée (I)

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J'aurai aimé être une poussière,
N'importe quoi,
D'autre.


Une orbite détachée de l'humanité,
Détachée de toute influence humaine.
C'est ce choix tant désiré qui nous fuit,
J'ai le choix de tout,
La maîtrise de tout,
Sauf de ce qui ne m'appartiendra jamais.


Les coeurs ne sont pas à moi,
Je ne peux que contrer,
La haine,
L'amour et la folie,
Et ce qui ne se trouve en moi.

Que suis-je?
Un coeur,
Ou un corps?
Une simple envie charnelle?
Ou une simple attirance spirituelle?

Si peu de chose.
Si lâche face à la faiblesse,
Des autres.


Les âmes lésées,
Dansent devant moi,
Perdues dans leur folie,
Me tirent vers ce que je n'envie pas.
Je joue au jeu qui brûle,
Au jeu qui marque,
Et recommence,
Toujours, avec regret.


Et les âmes marquées,
Dansent devant mon coeur.

Il n'y a pas de remède à une âme lassée.
Il n'y a pas de remède à la désillusion.
Il y a seulement la négation,
Qui persiste jusqu'à la concrétisation,
de l'éruption tant redoutée.
Qui transforme l'homme et la nature,
En pierre damnée.


Leila Alaouf

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