Leila Alaouf

jeudi 24 juillet 2014

Sentiments Diluviens

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A l'aurore des sentiments diluviens,
Ne savions-nous pas,
Que le déclin indélébile s'est tracé,
Quand d'une main,
La page s'est tournée,
Laissant se succéder inepties et
Avalanches d'apathies cultivées.
Il n'est pas inhumain
Celui qui tue,
Il est l'homme de son siècle.

Nous sommes ainsi,
Étranges acariâtres.
La compassion décalée,
En années lumières,
En années sanguinaires,
Est notre adresse,
Scélérate.

Les Yeux sur Gaza,
Mais,
Les mains sur les yeux,
Quand le cœur de Gaza,
Est aux portes d'Hama.
Homs enserre Hébron,
Qui subit la compassion,
Des sentiments arbitraires.


Les lèvres articulent,
Et les cœurs moisissent,
par le temps,
Et par l'inconscience
Infeste l'humanisme

Derniers souffles vigoureux,
Charpie de bons sentiments,
Recyclés.
Et pourtant,
Rarement appliquée.

Au dessus du ciel,
Des étoiles explosives,
Bercent les enfances,
De la rive Sud,
A la rive Nord,
D'un orient
Emporté par la peste.

« Je vis entre les ruines d'une vieille demeure,
Dans mon sang,
Une couleur qui déplaît,
Un arôme,
Qui pousserait à l'infamie,
Et les regards qui me lamentent,
Ne sont que les cordiaux complices,
De ceux qui me charbonnent.
Quel est donc ton péché,
Ma jolie voisine ?»

« Moi ? » Demanda la fille,
Ses yeux de couleur évasée,
Levés au ciel,
Qui lui au moins,
-Se dit-elle-
Lui, n'est qu'Un.
« Moi, je suis martyre
Du mauvais guillotineur. »

Mais comme le ciel n'est qu'un,
Ainsi en est-il du mal.

Sous le ciel illuminé,
D'étoiles d'artifice,
Les mêmes yeux sont rivés,
Vers le haut s'obstinent.
Car de la rive Est,
A la rive Ouest,
Les denrées philanthropiques,
Sont en reste.

Et si les maux sont cadencés,
La Main qui dompte le feu,
Elle,
N'est qu'Unicité.

L.A



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