Leila Alaouf

mercredi 20 août 2014

Reliques

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J'ai peur,
Qu'aussi vite que va la mer,
Tu ne désertes mon cœur,
Mon cœur de pierre.

De voir s'éloigner tes rivages,
Comme s'éloignent mes souvenirs.

Et quand l'odeur du jasmin,
Meurt et fane dans mon corps,
Ce sont mes yeux d'enfants,
Mes yeux qui meurent.

L'aigreur du temps menace,
Et m'effraie.
Qu'a t-il laissé à nos vies,
À nos âmes, 
à nos heures? 

Qu'a t-il gracié d'hier,
Qu'a t-il épargné aujourd'hui?

La moisson est rude,
Les saisons s'enchaînent,
Les fléaux se déchaînent,

La terre s'assèche de ceux qui l'ont aimée,
Mais boit leur sang,
Comme elle absorbe la pluie.





L.A

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