grincement

Leila Alaouf

mercredi 25 mai 2016

Pinçades

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Comme l’esclave qui se perd,
Je chante d’une mélodie qui me fuit.
Depuis longtemps, mes lèvres, 
n’ont essuyé
La paix d’un cœur qui s’apaise.

Loin de moi,
L’idée précise d’hier.
Mais si loin déjà l’euphorie des certitudes,
Qui caressent l’âme dans le sens des désirs,
Si promptes à désirer l’évidence.

L’évidence est le danger.

Et si tout se serre de bas en haut,
Rien ne reste plus exact que l’envie de chercher.

Un signe,
Une lettre,
Un alphabet secret,
Des paroles volages,
Ou des yeux sincères.

Dans un tourbillon,
Quelques échasses trompeuses,
Qui fracassent,
Aussitôt perchée.

Car tout se serre de bas en haut,
Dès que la poigne se délace.

Tu ris,
Dans ton abri de chimère,
Celui des effluves mensongers,
Mais le mensonge te plait.

Enfouies les pinçades oppressantes.


Je dors.


L.A